Procamed

L’objectif spécifique du projet PROCAMED (2012-2015) est de promouvoir des systèmes innovants en élevage camelin pour le développement durable des filières locales et la gestion du territoire saharien qui représente « l’arrière-pays » des pays partenaires Tunisie et Egypte.

Quelques éléments du contexte du projet PROCAMED

Certaines régions du Sud du bassin méditerranéen, notamment le sud de la Tunisie et l’Egypte en dehors de la vallée du Nil, sont confrontées à une emprise croissante de la désertification, contribuant à une accélération de la dégradation des parcours et à une augmentation des flux migratoires vers les villes, voire vers l’Europe. Cette désertification s’accompagne dans les régions concernées de l’extension des aires de répartition des espèces les mieux adaptées à la sècheresse et à la rareté des ressources tant en eau qu’en parcours de qualité. L’élevage camelin a quant à lui la réputation d’être peu productif, mal valorisé et porte en lui l’image d’une activité à l’opposé de la modernité. Doté d’un cycle de reproduction particulièrement lent (gestation de 13 mois, maturité sexuelle tardive, intervalle moyen entre mises bas de 2 ans, mortalité élévée des jeunes), la rentabilité de l’exploitation du dromadaire apparait problématique. Ses productions (lait, viande, cuir, poils) sont encore insuffisamment explorées, peu ou pas valorisés, et les filières de ces produits peu ou pas organisées. Depuis que les transports motorisés ont commencé, dans les années 1950, à concurrencer les camélidés dans leur fonction première, leurs effectifs n’avaient cessé de chuter dans toute la zone méditerranéenne. Cependant, en Egypte, les effectifs se sontmaintenus autour de 250 000 têtes grâce à l’importation régulière d’animaux provenant du Soudan ;  en Tunisie l'effectif a régressé à 85.000 têtes en 1986 comparé à 225 000 en 1955. Actuellement, l'effectif est estimé à 100 000 têtes avec un renouveau perceptible depuis deux décennies avec les changements d’usage de l’espèce.

Enfin son rôle dans l’occupation et la gestion des espaces pastoraux est peu abordé par la recherche, insuffisamment mis en valeur par le développement et rarement pris en compte par les décideurs politiques plus attentifs aux parties « utiles » des pays méditerranéens.

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